Dernier jour de vacances; nous décidons qu'il n'y aurait pas une meilleure
manière de le passer qu'au bord de la mer. Ainsi, après tous nos rites matinaux,
nous prenons la circumvesuvienne pour Sorrento, d'ou nous pourrions accéder
aux autres villes de la cote amalfitaine.
Le voyage prend un peu plus d'une heure et le paysage (comme décrit lors de
notre visite à Pompéi) est très moche pour la plupart du parcours. Cependant,
ça commence à aller mieux au fur et à mesure que l'on se rapproche du bout de
la presqu'ile: on voit la mer au-dessous de rochers qui ont des hauteurs
vertigineuses, des petites routes qui enlacent les montagnes. Des groupes de
jeunes gens en maillot de bain commencent à descendre quelques stations avant
Sorrento (on aurait peut-être du les suivre pour le plaisir de la découverte).
Sorrento est peut-être une station balnéaire décadente, mais elle n'en reste
pas moins extrêmement touristique. Il est curieux de remarquer que la plupart
des touristes sont vieux ou américains, ce qui ne fait que souligner la
célébrité passée de la ville.
Les plages à Sorrento n'en sont pas vraiment; même sur les parties payantes la
plupart de la place n'est pas sur le sable mais sur des plateformes de bronzage.
La plage libre est minuscule, sale, pleine et à moitié à l'ombre, mais devant
les prix des plages privées (qui ne sont même pas vraiment meilleures) nous
décidons d'y rester quand-même.
Pas de grandes histoires donc jusqu'à la fin de l'après-midi... Nous
alternons la trempette et la bronzette avec un peu de lecture (Jules Verne
étant termine, nous avions trouvé un guide de... Paris à lire). Il est
quasiment 18h quand nous décidons de partir, avec un passage par une douche
publique pour laver un peu le sel.
Après une glace et un peu d'exploration nous trouvons enfin un petit supermarché
dans un coin perdu de la ville, où nos pouvons acheter des bières et des chips
à un prix raisonnable et nous faisons un petit apéro sur une place tranquille.
Puis, direction la gare pour revenir à Naples. C'est le dernier soir...
Pour le dernier repas, nous sortons acheter des spécialités farcies chez Di
Matteo, des arancini, des boules de spaghetti frittes, des croquettes de
patate et fromage et des aubergines panées- tout cela était simplement
délicieux. Puis, chez Mazzaro, nous achetons aussi notre dernier baba. Le
repas est agrémenté par un risotto Knorr(c) (il fallait bien finir...) et pas
de vin car on a oublié d'en acheter.
On range l'appartement, une bonne nuit et puis c'est le voyage de retour pour
Paris et la fin officielle des vacances d'été.
Merci à Julia qui as pris toutes ces notes tous les soirs de notre voyage et
aux nombreuses photos que j'ai utilisés sur ces articles !
Pour le weekend, nous décidons rester sur Naples et de visiter quelques-uns de
ces monuments, comme la Chapelle de Sansevero avec ses magnifiques sculptures et
surtout les machines anatomiques (des corps embaumés avec leurs systèmes
circulatoires à l'air libre) de Raimondo Sangro.
La chapelle est vraiment impressionnante. Il s'agit d'une "demeure philosophale"
- c'est-a-dire un bâtiment "alchimique", qui peut être lu comme un livre si vous
avez les bons codes pour cela - pensée et réalisé par Raimondo Sangro, prince de
Sansevero.
Le celebre Cristo velato di Giuseppe Sammartino est la statue la plus
impressionnante et vaut vraiment le détour, mais il ne faut pas pour cela
ignorer les autres sculptures (chargées en plus d'une forte valeur symbolique).
N'oubliez pas de lever la tête pour voir la peinture du plafond, qui en plus
a été exécutée avec une peinture spéciale développée par Raimondo di Sangro
lui-même et dont les couleurs restent aussi vives qu'au premier jour.
Egalement, la pierre tombale de ce prince, dont l'inscription a été gravée sur
le marbre selon un procédé chimique de son invention, et non pas à coups de
ciseau comme cela se ferait pour le commun des mortels.
Enfin, dans la cave souterraine, les deux "machines anatomiques,", un homme et
une femme décharnés, exposent leur système circulatoire parfaitement préservé
(jusqu'aux plus petits capillaires) à la vue de tous. On ne sait pas encore
comment di Sangro y est arrivé mais de ce qu'on raconte il avait l'habitude de
tuer des gens pour ce genre de finalité. Bien sur, 300 ans plus tard tout le
monde s'en fiche...
Sortant de la chapelle, on constate qu'il nous reste encore du temps pour
visiter le complexe de Santa Chiara juste à coté. Nous ne pouvons pas trop voir
l'église car nous sommes un jour de messe mais la visite vaut la peine - surtout
pour le cloitre majolique, dans lequel l'architecture devient peinture et se
mélange à la nature environnante. Un petit musée est également visible mais
toutes les explications sont en italiens et aucun dépliant n'existe, dommage.
Nous aurons au moins profité d'un petit passage dans un lieu frais, ce qui ne
fait pas de mal par ces températures digne de l'enfer.
On passera également par la somptueuse galerie Umberto I, qui fait très Parisien dans le style. Rien de spécial å dire, c'est un centre commercial de nos jours.
Vu que nous sommes dimanches et que nous sommes en pleine heure de la sieste,
nous passons par le parc pour manger et finir le livre commencé sur la plage
(un Jules Verne si vous avez suivi).
Le soir, découvrant qu'il y aurait la finale de la coupe européenne de foot et
que l'Italie jouerait (difficile de l'ignorer avec tous les drapeaux et klaxons
en spray partout dans la ville). On sort se trouver un resto avec une
télé pour accompagner le moment. On finit dans une pizzaria légèrement
malhonnête (pas mauvaise, juste un peu fourbe sur les bords) et ensuite chez
notre pâtissier pour un baba. L'Italie perd face à l'Espagne 4 à 0, nous
y voyons une bonne nuit de sommeil en perspective !
Encore une fois, réveil de bonne heure et de bonne humeur pour aller
voir l'île de Capri !
Notre appartement était proche de l'un des ports de Naples (Porta di
Massa) mais, bien évidemment, le bateau partait d'un autre (Molo
Beverello). Il existe une navette gratuite entre les deux ports,
parfait, n'est ce pas ? C'est ce que nous nous étions dit jusqu'à ce
que le manque d'informations, et les italiens qui nous indiquent de
fausses informations plutôt que de nous dire qu'ils ne savent pas où
se trouve la navette viennent nous poser quelques soucis.
On arrive tout de même jusque au port, juste à temps pour...rater le
bateau (oui, encore...). Le prochain partait 25mn plus tard.
Le voyage se déroule sans soucis; encore une fois je dors pour faire
passer le mal de mer, Julia est frustrée car on ne peut pas monter sur
le pont pour faire des photos. En sortant du bateau, on est accueuilli
par une très belle vue: la mer est d'un bleu magnifique et les
formations rocheuses sont impressionnantes.
On apprend que la seule plage gratuite est à coté du port, elle est
minuscule et surtout... c'est une plage de galets :/. L'envie de se
baigner étant trop forte, on va tout de même y passer un peu de temps
!
Visite
Pour aller à la capitale de l'île, on prends le funicolare direction
Capri (la ville porte le nom de l'île). C'est une très jolie ville aux
allures grecs et inondée d'un commerce du plus haut luxe.
On tombe par hasard sur une petite rostisseria qui vend de la
nourriture à emporter; pour 9e on part avec une pizza fritta pleine de
mozzarella et tomates, ainsi qu'une bouteille d'eau chacun.
Nous nous perdons un petit peu dans les ruelles ombragées de Capri et
suivons l'indication pour "l'arco naturale" (un arche naturel formé
par l'érosion).
Bien au contraire du reste des villes italiennes que l'on à vu jusqu'à
présent, Capri est très bien signalée, de nombreux panneaux affichent
une photo satellitaire de la zone où l'on se trouve et les grands
points d'intérêt de cette dernière. Malgré cela, nous ratons la rue
qui va vers l'arche (ne pas oublier que nous nous trompons toujours !)
mais on arrive tout de même à un belvédère "gardé" par des vieux qui
n'avaient rien d'autre à faire. On voit l'arche au loin, avec en plus
la maison Malaparte et des gens heureux sur ses bateaux qui se
baignent dans une eau turquoise.
Après avoir demandé notre chemin à l'un des vieux, on rebrousse chemin
et part dans la bonne direction pour voir cet arche de plus près.
Le chemin est assez long et accidenté, de nombreuses marches à monter
et descendre; une bonne paire de jambes est vraiment recommandé mais
pas besoin de plus d'équipements (nous étions en tongs).
Une fois arrivé à côté de l'arche, le paysage est magnifique, des
oiseaux ont même fait leurs nids dans des crevasses dans la roche.
De là, nous suivons le chemin indiqué par le plan pour passer par la
"Grotta di Matermania" (un ancien lieu de culte romain), la villa
Malaparte et voir les Faraglioni (les rochers que l'on trouve souvent
sur les cartes postales de Naples), en terminant par le retour au
centre de Capri.
Sur le chemin, au niveau de la grotte, l'appareil de Julia décide de
devenir aveugle et donc, assez inutile… Et en nous baladant, nous
observons en bas de la route, un restaurant/plage privée pile devant
les Faraglioni, qui nous fait vraiment mourir d'envie sous les 40
degrées (sans eau) que l'on subit au long de notre balade.
On décide de parvenir jusque là, ce sera notre récompense ! Julia ne
croit pas qu'on peut le faire, pensant que la plage n'était accessible
que par bateau, mais j'avais envie d'y croire.
Finalement, on peut aller sur la plage, après des dizaines de marches
glissantes. Une fois arrivé, on nous traite comme des moins que rien
(ce que nous devons certainement paraître) mais l'on s'en fiche pas
mal, vu que l'on ne voit que la mer devant nous.
Après nous être délestés d'une 40aine d'euro, direction le transat. On
s'est d'ailleurs aperçu que nous étions à deux pas de la route suivie
par Ulysse à son retour de Troie vers Ithaque, juste à côté du rocher
aux Sirènes.
Malgré les regards désapprobateurs des clients de ce petit morceau de
paradis privé, rien ne nous empêchera de vivre 2 heures inoubliables.
Oui, nous étions là en bas quelques minutes plus tard
Vers 19h, préoccupé par l'horaire du bateau (et ne sachant pas le
chemin qu'il nous restait vraiment à faire, ni les horaires du
funicolare), nous partons, bien à regret.
Le soleil était déjà bien bas dans le ciel et la population de Capri
avait changé - maintenant les gens paraissaient sortis des magasins de
luxe qui jonchent l'ile au lieu de paisibles vacanciers allant à la
plage.
Nous ratons encore une fois de peu le bateau, mais cela nous permet
finalement de snobber les commerçants locaux et d'acheter deux bières
et un paquet de chips pour le prix CHOQUANT de 3 euros (confirmant
ainsi les suspicions des gens de la plage privée à notre propos) et
qui nous font un excellent apéro devant le port de Capri et le soleil
couchant, tandis que nous parlons de l'avenir.
L'heure du bateau arrive et nous partons. Une fois arrivés à Naples,
on passe à la maison pour une douche et on va manger une excellente
pizza chez Di Matteo, qui était plein à craquer.
En sortant de là, un petit tour chez notre pâtissier officiel (Di
Mazzaro, via Tribunali 239) pour des sucreries et enfin, il est
l'heure de retourner à la maison pour un dodo très attendu.
Après nous être levés bien tard, nous sommes partis visiter le musée d'archéologie
de Naples. Cela nous a permis de voir beaucoup de choses qui étaient retirées
de Pompéi. Des mosaiques magnifique, ce qui nous as laissé rêveurs quant à
l'intérieur des maisons de l'époque.
Il était assez amusant de voir la différence de qualité entre différentes
représentations d'une même scène, selon les moyens du commanditaire.
Après avoir vu les statues recueillies à Pompeii et la sublime collection
Farnese, nous passons voir le cabinet interdit. Pas grand chose à dire sur ce
dernier, c'est rempli de pénis et ça fait beaucoup rire les gens. Il y'en a
même qui sont ailés.
Vers "midi" (16h en réalité), on se mange une pizza fritta dans la rue. On
décide de s'installer dans les jardins du conservatoire pour manger, avec en
fond sonore un joli concert cacophonique.
Après notre pause déjeuner, on reprend et termine la visite du musée.
La soirée se passe dans une trattoria à coté de la maison pour regarder le
match Italie vs Allemagne (Victoire italienne). C'est une expérience
anthropologique que nous recommandons à tous :).
Une bonne nuit de sommeil après toutes ces émotions !
Réveil tôt pour des vacanciers mais c'est pour une bonne cause : les
ruines de Pompéi.
Nous avions tout calculé pour prendre le train de 9h41 mais, arrivés à
la gare, l'empressement a gagné sur le bon sens et nous avons sauté
dans le mauvais train en manquant de tuer une vieille dame...
Après 30mn d'attente dans une gare sordide, on reprends la
circumvesuvienne (à ne pas confondre avec circunvenusienne). C'est un
vieux train assez sale avec des sièges en plastique collant (rappel :
il fait TRES chaud).
Petit à petit le train se remplit de touristes, dont certains vont à
la plage (Sorrento, l'entrée de la cote amalfitaine, est desservie par
cette ligne).
Finalement, nous arrivons sains et saufs et après avoir évité les
différents marchands du temple qui s'accumulent devant l'entrée du
site, sauf le petit marchand de bouteilles d'eau à 1e, le meilleur
investissement de la journée !
La visite
Partie Sud
Vu que Pompéi est une grande ville (vraiment hein) et qu'il est très
facile de s'y perdre, nous avons décidé de suivre dans les grandes
lignes les suggestions du Routard 2002/2003 que Julia avait acquis
pour la modique somme de 1.5e chez Boulinier. L'idée était bonne mais
c'était sans compter sur l'administration italienne, qui a fermé de
très nombreuses parties de la ville (et beaucoup de TRES
intéressantes, d'après le guide...). Mais ne boudons pas notre
plaisir, c'est une ville romaine figée dans le temps quand même !
Début de la visite par le temple de Venus et la basilique (qui
contenait aussi le tribunal). On continue par l'immense forum, centre
de la vie pompéienne. Dans l'un des coins du forum, il y avait des
objets et des moulages de corps en exposition - bien sur, ces derniers
sont la principale attraction des fouilles, et c'est vrai que c'est
extrêmement intéressant et touchant.
A la fin du forum, il était déjà l'heure de manger, et n'ayant rien
prévu, nous allons faire un tour à l'autogril de Pompéi (le seul
commerce sur le site, et c'est très bien comme ça). On mange la pire
pizza du monde et une boisson à peine fraiche, le tout fini par un
dessert qui aurait donné un malaise à un diabétique, le tout pour un
prix faramineux. On a roucoulé tout le repas...
Armés de nos nouvelles calories, on repart pour une belle après-midi de marche.
Direction la Via Dell'Abondanza jusqu'à deux théâtres, le grand et le
petit (dans lequel un couple faisait leurs photos de mariage).
S'ensuit une série de maisons (dont les plus intéressantes étaient
hélas fermées); la maison de Ménandre, avec des peintures et mosaïques
en excellent état, la blanchisserie de Stéphane (Fullonica Stephani)
où l'on pissait dans des bassins pour nettoyer des tissus et
deux/trois autres maisons non indiqués par le guide. Il faut
d'ailleurs souligner qu'il n'est pas toujours simple de comprendre à
quoi pouvaient bien servir certaines pièces de la maison et autres
objets. Voir des maisons vieilles de 2000 ans avec nos yeux modernes
n'aide pas des masses...
Prochaine étape, l'amphithéâtre; nous avons mis du temps pour y
arriver à cause d'un nombre important de rues fermées. Nous avons
aussi voulu visiter le potager des fugitifs - dans lequel 13 corps ont
été retrouvés en train d'essayer de fuir - mais notre tentative s'est
arrêtée net devant une barrière. On a pensé passer outre (ça
commençait à être assez agaçant tout de même) mais l'idée de passer
notre soirée en compagnie de la police napolitaine nous as refrénés.
Partie Nord
On se perd agréablement par les ruelles pompéiennes. D'abord en
passant par l'incontournable lupanar - un peu petit et bien moins
choquant qu'on veux nous laisser croire - et les thermes stabiennes
(où il y a encore 2 corps exposés) très bien conservées.
On ne verra pas la maison du fameux Cave Canem (on s'est dits que la
rue devait être fermée) mais malgré tout, nous visitons encore
quelques points d'intérêt avant de nous diriger vers la porte
d'Herculanum et la Villa des Mystères.
Malgré notre fatigue et la chaleur, on se dit que les gens qui
vivaient là avant l'éruption devaient vraiment avoir une vie agréable,
au bord de la mer (oui oui, avant l'éruption, c'était au bord de la
mer).
Le soleil commençant gentiment à baisser dans le ciel et après 7h de
marche (seulement 15mn de pause à midi pour manger) sous 32 degrés à
l'ombre. En arrivant à la gare pour reprendre le train, on voit celui
que l'on devait prendre passer juste devant nous; on prend le prochain
et ô miracle, on trouve deux places assises cote à cote.
Arrivés a Naples, l'heure de la douche salutaire a sonné, on achète
des pizzas ainsi qu'une boule de spaghetti frite (malgré la
description douteuse, c'est vraiment délicieux) et on passe une soirée
reposante à manger en regardant Scarface (qui bien au contraine de ce
que pensait Julia, n'a rien à voir avec la mafia italienne aux USA).
Tombant de sommeil, on s'endort pour une bonne nuit en on rate notre
réveil du lendemain...mais ça, c'est une autre histoire !
Après un peu de rangement et nettoyage pour rendre la maison propre, départ
pour Naples.
Bien heureusement, ce n'est pas la fin des vacances, uniquement la moitié.
Durant le trajet, je reste dans la partie climatisé et je dors pour faire
passer le mal de mer pendant que Julia fait des photos sur le pont. Elle a
d'ailleurs rencontré le capitaine du bateau qui était très sympa et lui a
filé plein de tips sur Naples :
*VoirIschia(Ily étaitné donclavaleurdesonconseil...)*Iln'yarien à voirsurleVésuve(pasdespectaclepyrotechnique)*HerculanumnevautpasledétoursivousavezprévudevoirPompéi.
Parmi ces autres conseils, visiter le Castel Santelmo et la Chiesa di Santa
Chiara. Egalement, de ne pas visiter la cote amalfitaine en bus (route TRES
mauvaise) mais en train ou, mieux, en bateau.
Mais son tip le plus utile : Comment aller du port jusqu'à notre appart à pied
!
Munis de cette somme de connaissance, nous débarquons à Naples et trouvons
facilement la place où nous avions rendez-vous avec Marco, le propriétaire des
lieux. L'appart est dans une résidence on ne peux plus typique de Naples (avec
des habits qui sèchent entres les immeubles, des drapeaux italiens, etc). Le
logement donc est juste un studio, assez bien rangé avec des meubles Ikea,
mais malheureusement pas de vraie fenêtre. Par contre, on a une climatisation
et Internet (c'est moche, je sais, et il faut avouer que ça ne nous avait pas
beaucoup manqué jusqu'ici...).
Le plus difficile a été nous débarrasser de Marco, qui n'arrêtait jamais de
parler et de vendre ses tours en voiture et autres services payants. Finalement
il est parti et nous avons pu nous livrer a notre activité préférée (et en ce
moment nécessaire): manger.
Juste au coin de la rue, on trouve la pizzeria "Di Matteo", qui nous avait été
recommandée par Marco. D'après les affiches, il semble que le pizzaiolo a gagne
le prix mondial de la pizza du monde 2012 et en plus il s'agit de la seule
pizzaria a Naples ou a mangé le president Clinton, attention hein ! Nous
demandons tous les deux des "Ortolana"(au fond des pizzas végétariennes) qui se
sont avérées une expérience gastronomique inoubliable. Les légumes chantaient
dans la bouche. Même dans une bouchée avec 3 ou 4 types de végétaux (plus la
mozzarella), on pouvait sentir le gout de chacun. La sauce tomate était
succulente, légèrement acide et avec une vraie saveur. Je n'ai hélas pas de
photos, on a oublié d'en faire tellement nous étions pris par la
nourriture...Deux pizzas et deux bières pour 20e, rien à dire, l'Italie n'est
pas un pays cher.
Ensuite, premier tour dans la ville pour prendre nos repères, un tour à la
gare pour prendre nos billets pour Pompéi et direction un supermarché pour
s'assurer le ptit déj.
Achat d'une montre de 3E parce qu'à Naples, on ne balade pas son smartphone
mais, quand on a des bateaux/train à prendre, il est utile de connaitre l'heure.
Ce tour nous apprendra aussi un tout nouveau jeu, la roulette Napolitaine :
Choisir le meilleur moment pour traverser au milieu des voitures, bus, trams et
nombreuses Vespas, le tout sans se faire tuer. Vers la fin du voyage,
je pratiquais
avec une certaine expertise, Julia avait encore besoin d'entrainement.
Personne ne connait les champions américains pour ce sport (ils attendaient
sagement au bord du trottoir espérant qu'on les laisse passer... les pauvres).
Fatigués et collants de chaleur, on prends une pause-douche avant d'aller faire
un dernier tour dans Naples.
On tombe sur une pâtisserie encore ouverte (21h) pour faire un petit stock de
baba, pastiera di grano et cannoli pour le petit dîner-thé du soir.
Bien que le pâtissier nous ai un peu pris pour des débiles, on y
retournera surement : le baba était sublime (le reste pas tant que ça,
hélas !).
Réveil "matinal" pour ne pas rater le ferry; nous sommes dimanche, on
se dit que faire une visite au lieu de supporter une plage bondée
serait bienvenu. En arrivant sur le port et voyant les bateaux
dégoulinant de plagistes, on se dit qu'on a bien eu raison de
planifier cela.
La traversée en bateau de Procida vers Pozzuoli dure 30mn avec des
beaux paysages dont seul Julia profite vraiment - j'ai senti le mal de
mer (je ne l'ai pas vraiment... eu, si l'on peut dire).
Une fois arrivés à bon port (blague), nous cherchons l'office du
tourisme qui est bien sûr… fermé le dimanche. Une glacière nous
renseigne sur le chemin à prendre pour arriver au Solfatara, le volcan
local. Nous en profitons pour prendre une glace, j'apprécie la glace
au Nutella, Julia soutient que c'est du Nutella pur et pas de la
glace… le futur montrera qu'elle avait raison. Cela ne retire rien au
fait que c'était délicieux, bien qu'un peu brutal.
On se balade un petit peu dans la ville et vu que l'heure du déjeuner
arrive, on se dit qu'il serait bien de manger avant de repartir en
direction du volcan. Nous tombons totalement par hasard sur un
EXCELLENT restaurant de poisson, où nous commandons des pâtes aux
fruits de mer et une frittura di mare, exquises toutes les deux mais
avec la chaleur notre appétit est moindre que d'habitude. Afin de
vérifier les infos de la glacière, on en redemande au patron, bien
aimable, qui nous indique le bus à prendre et la direction générale.
Il nous explique également que les "champs phlégréens" est en fait le
nom donné a toute cette région autour du volcan et que ce n'est pas
une attraction touristique quelconque. Il nous recommande aussi de
passer par le "temple de Serapis" (en réalité l'ancien marché de la
ville), a 100m de là. Nous nous y rendons, juste pour tomber sur de
vieilles ruines très mal conservées du tout et un panneau illisible dû
au vandalisme.
Nous trouvons ensuite l'arrêt de bus et attendons....5mn après, ne
voyant rien venir, Julia va demander a un marchand local, qui n'est
pas très au courant . Malgré la chaleur étouffante, on se décide de
suivre le trajet du bus a pied; on ne vit jamais le bus et on apprit
par la suite qu'il ne passait qu'une fois par heure.
Apres ce long et extrêmement pénible 1km de marche (pourtant nous
sommes de très très bons marcheurs), nous arrivons au volcan. On
s'acquitte de nos droits d'entrée (7€, les copains!) puis nous
commençons notre visite de cet ancien cratère avec d'impressionnants
fumeroles (hyper bruyantes) et une odeur...toute particulière de
souffre. Parmi les attractions, un gros bourbier bouillant (160 degs)
et puant et des anciens saunas dits "de l'Enfer" et "du purgatoire"
pour des traitements de santé (oui, les gens entraient vraiment
là-dedans).
Certaines parties non protégées du cratère sont des mini/micro
fumeroles qu'on ne voit pas à l'oeil nu, mais que les mains ou pied
sentent rapidement ! Certains endroits, il est impossible de rester
tellement le sol est chaud.
Passée cette aventure, nous prenons un peu de repos a l'ombre des
arbres. On cherche à voir le lac d'Averne non loin de là mais il est
en fait a 6/7km sans aucun bus public pour y aller...Devant la chaleur
qui nous as bien écrasés, on décide d'abandonner et de rentrer sur
Procida.
La descente vers Pozzuoli est bien plus simple que la montée, la
chaleur ayant baissé. Apres une dernière petite glace pour la route,
on prend le bateau de 18h au lieu de 20h et on sur le retour on
constate un nombre impressionnant de bateaux qui rentrent sur le
continent - décidément, on a bien fait de partir ce jour là.
Fatigué par la journée, on rentre faire un bon repas et préparer notre
séjour dans la ville de Naples, qui arrive bien trop vite à notre
gout...
Afin d'éviter de parler de nos vacances pendant trop longtemps, je
vais tenter de combiner des journées ensemble...
La plage de la Chiaia
Lors de notre premier jour, nous étions allés à la plage juste à côté
de l'appart. Les jours suivants, après avoir lu un guide sur l'île,
nous avons fait un peu plus de chemin pour découvrir la plage de la
Chiaia, situé au pied d'une falaise.
Après un bon café italien et un bon petit déjeuner, direction la
plage. Bien évidemment, on s'est perdu en chemin mais nous n'étions
pas loin. Pour éviter de nous perdre de nouveau, Julia a dessiné un
plan sur son carnet à partir de l'énorme plan que nous avions trouvé
dans la maison. Au final, nous avons acheté un plan dans une agence,
du coup...
Une fois arrivés en haut de la falaise, voilà ce que l'on a pu observer :
Cette plage est vraiment une vision du paradis. Du faut de la falaise,
on peut voir les bateaux stationnés pour la journée; au fond, un
village qui semble plus grec qu'italien et une eau tiède et limpide.
Durant la journée, nous alternions des passages dans l'eau avec des
chapitres de Jules Vernes, coupés par un sandwich et une glace le midi.
Procida
Nous avons également profité de notre séjour dans l'île pour visiter
un peu le centre historique de Procida, avec son belvedere et ses
anciennes rues.
On embrasse du regard tout le côté est de l'ile, avec le port
touristique et la marina di Corricella (et bien sur la plage de la
Chiaia).
Tout en haut de l'île, il y a un bon nombre de villas apparemment
abandonnées mais très belles.
C'est vraiment une île très mignonne et peu organisée autour du tourisme "de
masse"; de fait, elle est décidément agréable à vivre.
Premier jour des vacances, bien méritées et tant attendues. On se réveille à 4h du matin pour l'occasion afin d'attendre la navette qui nous ramènerait à l'aéroport. Nous commencions à nous endormir quand le chauffeur nous demande soudain quel est notre terminal et là... c'est le drame. Une erreur de la compagnie nous as mis dans une navette pour Charles de Gaule alors que nous allions...à Orly.
Pour ceux qui ne sont pas habitués de ces aéroports, c'est comme si vous vous partiez de Paris pour Lille et que vers Lyon, vous vous rendiez compte de votre erreur: à plus petite échelle, c'est le même problème !
Dans notre cas, le chauffeur s'est rendu compte du soucis avant notre sortie de Paris; il a donc pu nous laisser sur place où nous avons vite commandé un taxi, direction Orly et fissa !
Nous avons choisi Easyjet pour nos vols, plus pratique que Ryanair et pas tellement différent en prix.
Arrivés à Orly, trouver le bureau de check-in est digne du labyrinthe de Dedale mais on finit par arriver et à l'heure, contrairement aux dizaines de personnes que l'on voit arriver 5mn avant la fin de leurs check-in (seriously, vous partez en vacances, ça ne vous motive pas à être à l'heure ?).
1h15 plus tard, on sort de l'avion : pof (c'est le bruit qui se produit quand un corps humain subit un delta de +15 degrés Celsius).
Nous voilà à Naples !
Mais le chemin ne finit pas là; notre destination : l'île de Procida.
Après une balade en bus de l'aéroport vers le port, deux heures d'attente pour le prochain bateau nous attendent. On profite de cette pause pour un repas de midi constitué d'un sandwich à l'aubergine grillée et mozzarella et d'un demi de bière, le tout sous une chaleur étouffante.
Arrivé à Procida, nous prenons le minibus jusqu'à l'appart que nous avons loué avec AirBnb (le chauffeur nous as même laissés à la porte de l'appart !). Nina, la tante de la personne que nous avions contacté, nous as reçus (malgré notre retard de 2 heures). La maison était très grande et confortable mais c'était clairement une maison de vacances peu utilisées.
Dès que Nina fut partie, on saute sur la valise pour extraire nos maillots de bain et direction la plage juste à coté de la maison pour notre premier bain dans une mer transparente et tiède. On remarque que le sable est noir, surement dû au terrain volcanique.
Un peu de lecture sur le sable brulant et nous partons faire des courses; malheureusement, tout est fermé pour la fameuse pause midi qui débute à 13h jusque 17h00 et, vu la chaleur, on les comprend.
Comme nous avions très peu dormi, on profite pour faire une bonne sieste.
Dans la soirée, après avoir fait des courses assez médiocres (pas de produits régionaux...), nous nous baladons jusqu'au port de Procida, ce qui nous prend 45mn (au lieu de 25 car, malgré le fait qu'il n'y ait que 2 rues sur l'île pour faire ce chemin, nous avons pris la mauvaise...).
Pour le repas du soir, ce sera la première pizza du voyage dans un restaurant pas loin d'une marina. Elles seront mangées à la maison en regardant des émissions stupides de la télé italienne.
Comme tout le monde avant je déroulais 3 ou 4 feuilles pour m'essuyer les mains, désormais je le fais avec une seule et bien que ça semble totalement idiot, c'est un peu ma bonne action de la journée.
Ce qui est assez hypocrite quand on pense à mes deux écrans et l'alimentation de ma machine de bureau à plusieurs centaines (bientôt milliers ?) de watts.