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Je suis un jeune homme de 20 ans. Plutôt bien fichu aux dires des gens, ça n'est pas mon avis. Je vais vous raconter ici mon histoire celle de ma déconstruction, ma déstruction...

Il y'a un an et quelque mois de cela je n'etais pas aussi seul dans ma vie que je le suis aujourd'hui, j'etais même heureux... Oui je crois que je peux le dire, j'étais heureux.
J'avais eu droit à un immense cadeau : quelqu'un m'aimait, tout allait plus ou moins bien. Elle était magnifique, les gens se retournaient sur son passage et elle était plus jeune que moi de 2 ans. Ces parents n'étaient pas d'accord pour qu'elle me fréquente, mais nous nous voyions tout de même en cachette. C'était tellement émouvant d'avoir un tel concentré de grâce

à portée de main, j'en avais les larmes aux yeux...
Pendant un certain temps, j'ai eu beaucoup de soucis divers et variés dont je n'avais pas envie de parler surtout à elle, je ne voulais pas l'encombrer et avoir l'air de m'apitoyer sur mon sort, en effet je venais d'apprendre que mon père allait mourir de maladie son laps de temps était d'une quinzaine d'année au maximum selon les spécialistes.
Quand un proche meurt cela vous attriste mais lorsque l'on vous l'annonce à l'avance c'est pire, ça vous rends presque fou de douleur. Vous voyez cette personne et vous savez que dans une dizaine d'années, vous ne la verrais plus jamais, elle vous sera arrachée par la mort. Je vous assure que cela fait mal, très mal.

De ce fait je n'étais pas dans mon assiette, je n'avais pas envie de faire quoi que ce soit, j'ai déprimé sur une assez longue période. Un jour, elle en a eu assez de me voir comme ça et elle m'a annoncée qu'elle me quittait.
Elle en avait vu un autre, j'ai appris par voie détourné qu'elle sortait avec lui quelque jours après notre rupture, ça a été le coup fatal, le tournant de mon histoire.
Je n'avais que peu d'amis, à vrai dire, elle était l'un de mes rares refuges... le meilleur qui plus est. Allant de déprime en déprime et seul chez moi dans un petit appartement, ça ne pouvais pas aller en s'arrangeant.

Un jour, je décide de sortir et de faire une petite fête, je pense toujours à elle, je sais que je l'aime encore et je ne peux empêcher cette blessure de saigner. Il faut que je déconnecte...
Ce soir là, un type louche s'approche de moi et me propose de la coke dans ma douleur et ma stupidité j'accepte.
Je viens juste de signer mon arrêt de mort mais à cet instant je n'en savais encore rien. Le type en question m'explique comment ça se prends, je l'imite et ça fait mal mais quelque seconde après un bonheur immédiat m'envahis, je me sens porté et envahi de joie de vivre. Je n'arrive même plus penser à elle, je suis completement déconnecté de ce monde, tout est beau, tout est bien.

Le lendemain, je me reveille dans les cartons de la boîte de nuit... gros trou de noir, je ne me souviens de rien.
Je vois mon bras, la trace de la piqure et ça me reviens, je marche tant bien que mal jusqu'à l'arrêt de tram et je rentre chez moi.
J'arrive, je prends une bonne douche et je me couche, je n'arrête pas de faire d'horrible cauchemars, je la vois tout le temps qui tourne autour de moi, qui se moque de moi, qui ouvre encore un peu plus les blessures de mon coeur, je me reveille et là je craque, j'éclate en sanglots.
Toutes ces touches de vérités coulent le long de mes joues et je n'arrive pas à m'arrêter quand tout d'un coup la sonnette retentit dans l'appartement.

Je m'essuie le bout du nez et je vais voir à la porte, là il y'a le type de l'autre fois, j'ai eu beaucoup de mal à le reconnaître car il avais une énorme balaffre sur la joue que je ne lui connaissait pas, j'ai encore la tête dans le brouillard quand tout à coup, un coup énorme m'arrive sur le crâne, je m'effondre.
Un liquide chaud coule le long de ma joue gauche, j'y approche ma main.. je vois plus rien, mon oeil gauche traîne un peu plus loin sur le parquet. Je regarde en l'air, je vois un pied de biche rouge près à s'abattre sur moi, je me dis que c'est la fin.. et non, merde ! Je vais pas crever comme un rat sur le pas de ma propre porte. Je tends le bras alors que le pied de biche était lancé dans sa course, je le rattrape et l'arrache des mains de mon agresseur à ce moment, je ferme mon oeil droit et je me mets à le frapper de toute mes forces. Ca faisait tellement de bien, je l'ai frappé durant 15mn à peu près. Son corps n'avait plus rien d'humain quand les policiers m'ont arrêtés, j'ai appris bien après que j'avais frappé ce type lorsque j'étais défoncé et il avait la haine tenace. J'ai toujours 20 ans et le jour ou je verrais une porte sans barreaux j'en aurais une bonne quarantaine suivant les remises de peines... J'ai foutu en l'air ma vie en quelque minute et tout ça pour quoi, l'amour ? une fille ?
On dit que l'homme peux déplacer des montagnes avec de l'amour, on imagine même pas ce qu'il est capable de déplacer avec de la haine et la peur au ventre.
Ces mots seront mes derniers, j'ai gâche ma vie et je ne veux pas regretter ça pendant 20 ans. Il y'a des plaies qui se ne se referment jamais.
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Cette histoire est une fiction que j'ai écrite comme ça, il y'a certaines choses inspirées de ma vie. Je n'ai aucune envie de vous dire lesquelles et cela ne vous regarde pas. Je voulais juste un avis pour une fois que je publie l'une des histoires qui me viennent. Elles sont toutes tristes en générale et relativement glauques, donc ne vous fiez à aucun repère temporel ou quoi que ce soit. Toutes les histoires que j'ai inventée ont été dans ce genre.