Somewhere, between the sacred silence and sleep
17 December 2007Ahhh le lycée... Quelle horreur ! Quand on y repense, on était tous ados à boutons rempli à 95% de testostérone pour les mâles (on parle pas encore d'hommes, c'est le stade "évolué" du mâle :p).
Le lycée pour moi c'est tout d'abord un nouveau déménagement. Mouvement depuis Lambersart (à côté de Lille) vers Nancy. J'ai été au lycée Jacques Callot à Vandoeuvre, un quartier de Nancy. Ce n'était pas mon lycée de quartier mais... le Russe LV1 ne laisse pas tout les choix possible.
Ma seconde fut un peu la découverte du quartier, des nouvelles têtes que j'allais suivre longtemps (certaines encore aujourd'hui). C'était aussi le début d'une oursification et d'un autisme assez certains. Ca c'est surtout vu en première où grosso modo, j'étais loin d'être dans la meilleure classe du monde. On étais quelqu'un, on s'amusait bien et on chiait sur tout le reste de la classe de toute notre hauteur (et on étais grand, je peux vous le dire). Ca faisait un bien fou mais fou...
Autant mon lycée s'est passé de manière tranquille, pas de fait réellement marquant pour moi. Ma grande découverte pour la chimie et un grand amour pour cette dernière, surtout les acides et autres bombinettes rigolotes (ce qui fait du bruit et des lumières en sommes, comme les bébés !). La seule chose notable de mon lycée sera caractérisé par ma grande découverte des filles (et de l'alcool aussi, d'ailleurs j'avais oublié de vous parler de ma découverte des pétards dans mon époque collège.. un peu trop jeune avec le recul tout de même).
L'histoire va peut être paraître stupide mais.. on s'est rencontré via des connaissances communes et ce blog. En fait, c'est un pote qui lui a donné l'url de ce blog, ça la faisait rire et elle a décidé de me contacter. Hm... Avant de continuer je vais quand même vous la présenter même si certain d'entre vous la connaisse bien. Elle s'appele Laetitia, elle a 3 ans de plus que moi et à l'époque, elle habitait Paris (et donc moi j'étais à Nancy).
J'ai donc discuté très longtemps avec elle via MSN, on rigolait bien, on s'entendait vraiment très bien mais pour moi à l'époque.. une fille à part une amie, ça ne pouvait pas être grand chose (avec le recul et ce que j'ai déjà écris sur le collège notamment, je me rends compte des problèmes importants de confiances que j'ai).
On s'est vus, une fois à Paris, manger une glaçe et se balader et ce qui m'a fait vacillé, c'est lorsque l'on s'est dit au revoir, elle a mis sa main sur mon cou pour me faire la bise.. Quoi de plus étrange, n'est ce pas ? Néanmoins, ça ne veux rien dire, un geste de fille en quelque sorte.
Elle est venu par la suite à Nancy, on jouait beaucoup, comme des enfants mais.. adulte. Je le voyais déjà à cette époque qu'elle voulait que je l'embrasse mais je me sentais pas près à "sauter le pas", stupide non ?
Comme le gros geek autiste que je suis, cette relation s'est officialisé via.. MSN (oui je sais, ça paraît tragique mais c'était un grand remède pour les couards dans mon genre). Et croyez le où non mais c'est un début qui ne facilite vraiment pas la suite des évènements. Quand vous dites à quelqu'un "oui" sur une fenêtre de pixels, qu'est ce que vous êtes censés faire quand vous arrivez sur le quai de la gare ?
Heureusement qu'elle était là, j'aurais été perdu sinon...A l'époque, elle était entrain de déménager et de refaire son appart, de ce fait elle habitait chez ses parents. Nous n'allions pas aller chez ses parents car elle avait réussi à emprunter la chambre d'une amie à elle. Premiers moments, première soirée... Avec le recul et tout ce que je sais ainsi que la manière dont j'ai évolué, ça aurait pu être tellement mieux aujourd'hui. L'impression d'avoir gâché tout ces moments parfait, plein de tendresse...
Bref, première nuit dans le même lit qu'une fille, vous imaginez ce que ça peut provoquer chez un jeune homme qui rêve de ça depuis un bon moment. Je lui ai vraiment sauté dessus, presque sauvage. Evidemment, ça n'a pas marché la première fois, ce qui était bizarre c'est qu'elle me rassurait vis à vis de cela et que finalement, je savais pertinnement que c'était simplement le fait des débuts.
Après avoir passé presque une nuit blanche à "essayer" (parsemé de films et de siestes), ça c'est fait et dans la foulée c'était "Oops, je crois qu'on a oublié un truc". Et je crois qu'à partir de là j'ai été le plus stupide qui soit. J'ai été pris d'une panique d'une rare violence, j'avais vraiment l'impression d'avoir fait la pire erreur qui soit. Presque comme si j'avais signé moi même mon arrêt de mort. Avec le recul, ça paraît réellement stupide mais sur le moment...
Au jour d'aujourd'hui, je me rends compte que mes soucis de confiances sont à l'origine de tout cela, je n'ai jamais réussi à faire confiance à quelqu'un à 100%. Jamais. Même mes propres parents, je ne suis pas sûr de leur faire confiance totalement. Une parano latente ?
Revenons à notre histoire, sous le coup du stress et de la peur, j'ai pris la pire décision qui soit. Elle était en Thaïlande et je lui joyeusement annnoncé par téléphone que je préférais arrêter les choses là. Un éléphant dans un magasin de porcelaine n'aurait pas fait preuve de moins de tacts !
J'ai fait mes tests et bien sûr, rien à signaler à l'horizon. Et une fois le voile de la peur passé, je me suis retrouvé seul avec mes sentiments. Elle était revenu et s'était trouvé un mec... Dans mes souvenirs je n'ai pas eu trop de mal à la faire revenir vers moi. On s'aimait, c'était plus fort que tout. Et de cette nouvelle relation qui est partie d'un instant réel naquit beaucoup de choses, beaucoup d'expériences. Beaucoup de moment très tendres, très calins, les dimanches sous la couette. Aladin sur la télé, les boîtes de pizzas sur le côté de lit et des câlins toute la journée. Ahhhhh... que ça me manque tout ça. Absolument toutes mes premières fois se sont déroulés avec elle et je dois admettre que.. pfiou, c'était vraiment très très bien ! Je ne vais pas dire qu'on a parcouru le kamasutra dans tout les sens, mais on a essayé beaucoup de choses tout de même.
Ca a durée 1 ans et demi environ pendant lesquels j'ai vraiment pas été le meilleur du monde, loin de là. J'attribue l'échec de cette relation uniquement à ma personne et à mon caractère.. adolescent ? Je ne sais pas trop mais ce qui est sûr c'est que je ne suis vraiment pas fier de ce que j'étais à ce moment là. Je l'ai longtemps regretté. Et si.. et si.. Mais ça ne sert à rien. Puis elle a rencontré quelqu'un, une flamme s'est allumée et elle a décidé qu'il valait mieux en rester là. Elle avait raison, je commençais à y penser aussi, ça n'allait plus aussi bien, bref il fallait arrêter tant que c'était encore un petit peu joli à regarder.
A partir de cette instant, je suis surement devenu l'homme le plus aigri de la terre. Surtout que j'étais seul, personne n'était là, nous étions en été juste avant la rentrée, les gens étaient encore en vacances et.. je me suis retrouvé seul chez moi. J'ai passé 3 jours à ne faire que pleurer dans mon oreiller, j'étais plus bas que terre. Je me suis juré de ne plus tomber dans ce panneau, de ne plus m'ouvrir à qui que ce soit et ne plus accorder ma confiance. Je me suis blindé, je me suis crée un personnage qui me protège en permanence de l'extérieur. J'ai plusieurs couches de bétons que personne ne peut se vanter d'avoir percer totalement, même toi lecteur, puisque c'est moi qui ai décidé de t'ouvrir une porte.
On s'arrête ici en début de deuxième année de DUT. Je n'ai pas parlé de tout les amis que j'ai découvert en DUT et de cette période bénite, où je cumulais le fait de vivre chez mes parents, l'aspect étudiant et une ambiance collègiale très bon enfant. Une sorte de grosse lan party permanente, le DUT reste l'une des meilleures partie de ma vie ! C'est d'ailleurs la plus grosse bande de potes que j'ai gardé depuis le début. Même si je ne les revois que trop peu à mon goût...
Depuis cette époque, j'ai bien eu quelques tentatives de couples mais c'était sans espoir des deux côtés, c'était pour ne pas être totalement seul dans des moments de grands besoins.
Depuis, je me suis convaincu qu'être célibataire était magnifique et que j'étais heureux. J'ai tout ravalé, y compris mon besoin d'affection et de tendresse. Je suis devenu froid, très froid. Je commence un petit peu à me réchauffer parce qu'on tente de m'ouvrir à coup de pieds de biches d'un peu tout les côtés en ce moment mais celle qui fera exploser tout ça n'est pas encore entrée dans ma vie.
Allez.. bonne journée !